Articles

Les gaz à effet de serre en élevage bovin : évaluation et leviers d'action

Résumé

Le contexte environnemental actuel, tant politique (objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre) que sociétal (informationdu consommateur), nécessite de préciser les impacts de l'activité d'élevage bovin en matière de changement climatique. L'enjeuest de connaître précisément les niveaux d'émissions de gaz à effet de serre (GES) et de stockage de carbone, des différents modes deproduction. Pour cela, une évaluation basée sur la méthodologie de l'Analyse du Cycle de Vie (ACV) est mise au point à l'échelle dusystème d'élevage. Cette approche permet d'avoir une vision globale de l'activité d'élevage intégrant l'ensemble des processus interneset externes au fonctionnement de l'exploitation. Ainsi pour les systèmes laitiers français, l'empreinte carbone brute du lait est enmoyenne de 1,26 kg CO2/kg de lait. La prise en compte du stockage de carbone sous les prairies et les haies se traduit par une compensationcomprise entre 6 et 43% selon les systèmes, en fonction de la part de prairies. L'empreinte carbone nette du lait françaisest alors en moyenne de 1,0 kg CO2/kg de lait. Dans les systèmes bovins viande français, l'empreinte carbone brute est comprise entre14,8 et 16,5 kg CO2/kg viande vive en fonction du système de production (naisseur vs naisseur/engraisseur). Après prise en comptedu stockage de carbone qui permet une compensation comprise entre 24 et 53%, l'empreinte carbone nette est comprise entre 7,9 et11,3 kg CO2/kg viande vive. De nombreux leviers d'action sont identifiés dans les systèmes d'élevage de ruminants pour réduire l'empreintecarbone des produits au portail de la ferme. Certains concernent une optimisation des systèmes de production (ajustementdes apports alimentaires, gestion de la fertilisation…) et se traduisent par des économies en matière d'intrants. D'autres nécessitentla mise en place de nouvelles technologies et se traduiront donc par un investissement ou un coût de fonctionnement supérieur auxschémas actuels de production.

Auteurs


J.B. DOLLÉ

jean-baptiste.dolle@idele.fr

Affiliation : Institut de l'Elevage, 56 Avenue Roger Salengro, BP 80039, F-62051 Saint-Laurent-Blangy, cedex, France

Pays : France


J. AGABRIEL

Affiliation : INRA, UMR1213 Herbivores, F-63122 Saint-Genès-Champanelle, France

Pays : France


J.L. PEYRAUD

Affiliation : INRA, UMR1080 Production du Lait, Domaine de la Prise, F-35590 Saint-Gilles, France

Pays : France


P. FAVERDIN

Affiliation : INRA, UMR1080 Production du Lait, Domaine de la Prise, F-35590 Saint-Gilles, France

Pays : France


V. MANNEVILLE

Affiliation : Institut de l'Elevage, 9 Allée Pierre de Fermat, F-63170 Aubière, France

Pays : France


C. RAISON

Affiliation : Institut de l'Elevage, Monvoisin, BP 85225, F-35652 Le-Rheu, France

Pays : France


A. GAC

Affiliation : Institut de l'Elevage, Monvoisin, BP 85225, F-35652 Le-Rheu, France

Pays : France


A. LE GALL

Affiliation : Institut de l'Elevage, Monvoisin, BP 85225, F-35652 Le-Rheu, France

Pays : France

Pièces jointes

Pas d'informations justificatives pour cet article

Statistiques de l'article

Vues: 1115

Téléchargements

PDF: 525