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Conséquences zootechniques de simplifications de pratiques : exemples de la distribution des aliments et de la traite des vaches

Résumé

Les simplifications des pratiques telles que les modifications des modes et rythmes de distribution de l’alimentation et de la traite, influencent les performances zootechniques des ruminants. La distribution de l’alimentation hivernale par remorque mélangeuse qui broie partiellement les brins longs conduit à des niveaux d’ingestion d’autant plus élevés que les fourrages utilisés sont grossiers. La distribution séparée d’aliment concentrés de différentes natures à des agneaux à l’engrais ne modifie que peu les quantités et proportions moyennes ingérées d’un mélange et n’affecte pas la croissance. Mais la distribution d’ensilage une fois tous les deux jours ou trois fois par semaine, et l’alternance de la distribution des composants de la ration sur la semaine, sont des pratiques qui conduisent à une moindre utilisation nutritive des aliments de la ration. L’utilisation de ces techniques est possible mais limitée à des animaux modérément productifs. La monotraite des vaches réduit la production laitière de 10 à 30% avec un effet rémanent qui est d’autant plus important qu’elle est appliquée tôt dans la lactation et de façon prolongée. C’est une pratique qui entraîne parallèlement une diminution des quantités de fourrages ingérées. Ainsi l’animal peut mobiliser la plasticité du comportement d’ingestion et des processus digestifs et métaboliques pour s’adapter à des rythmes de distribution d’alimentation très variés sans modifier les lois de réponses aux apports alimentaires. Cette capacité d’adaptation est une caractéristique forte des ruminants sur lequel l’éleveur peut s’appuyer pour aménager son travail selon ses contraintes personnelles. En revanche, la plasticité de la lactation est moindre puisqu’une modification des conditions d’extraction du lait se traduit par des conséquences sur la lactation en cours, mais sans effet à l’échelle de la carrière de la vache. La modification des pratiques se raisonne donc toujours au regard des capacités d’adaptation des animaux qui nécessitent d'être mieux quantifiées par les travaux de recherches à venir.

Auteurs


J. AGABRIEL

jacques.agabriel@inra.fr

Affiliation : INRA, UMR1213 Herbivores, F-63122 Saint-Genès-Champanelle, France

Pays : France


J.P. FARRIE

Affiliation : Institut de l’Elevage, 9 Allée Pierre de Fermat, F-63170 Aubière, France

Pays : France


E. POTTIER

Affiliation : Institut de l’Elevage, 9 Allée Pierre de Fermat, F-63170 Aubière, France

Pays : France


P. NOTE

Affiliation : INRA, UE1296 Monts d’Auvergne, F-63210 Orcival, France

Pays : France


D. POMIES

Affiliation : INRA, UMR1213 Herbivores, F-63122 Saint-Genès-Champanelle, France

Pays : France

Pièces jointes

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