Références

Résumé

La pénurie d’eau, qui est le bilan entre sa disponibilité et sa consommation, est un problème régional avec des répercussions globales, car i) l’accroissement de la population humaine et de la demande en produits animaux entraîne l’augmentation de la demande en eau et ii) le changement climatique modifie les régimes de pluviométrie partout dans le monde. L’eau peut être divisée en eau « bleue » (eau de surface et des nappes phréatiques), en eau « verte » (eau du sol soumise à l’évapotranspiration) et en eau « grise » (eau virtuellement nécessaire pour diluer les polluants). Globalement 70% de l’eau bleue est utilisée pour l’agriculture. Une différence majeure entre méthodes d’appréciation de la consommation d’eau est l’inclusion ou non d’autres types d’eau que l’eau bleue. L’« empreinte eau » inclut les eaux verte et grise, alors que les analyses du cycle de vie tendent à les exclure, ou à inclure seulement la différence de disponibilité en eau verte en cas de changement d’utilisation des terres. Une seconde différence est la prise en compte de la consommation brute (en litres d’eau) ou pondérée par un index de stress hydrique (en litres d’équivalent-eau). En raison de ces différences méthodologiques, les estimations de la consommation d’eau pour un même produit varient fortement. En définitive, la pénurie en eau dépend de la consommation d’eau bleue. La contribution des animaux d’élevage à la pénurie en eau peut être réduite en diminuant leur consommation d’eau et/ou celle des cultures irriguées utilisées pour leur alimentation.

Auteurs


M.S. CORSON

Affiliation : INRA, UMR1069 SAS, F-35000 Rennes, France
Pays : France

michael.corson@inra.fr

M. DOREAU

Affiliation : INRA, UMR1213 Herbivores, F-63122 Saint-Genès-Champanelle, France
Pays : France

Pièces jointes

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