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Nouvelles méthodes utilisées pour améliorer les performances de reproduction chez les ovins

Résumé

Les périodes d’anœstrus (saisonnier ou post-partum) et le faible taux d’ovulation limitent l’efficacité de la reproduction chez la brebis. Cet article résume les recherches récentes effectuées dans le but d’améliorer les paramètres de la reproduction dans différents systèmes de production. Plusieurs méthodes sont disponibles pour synchroniser les chaleurs. Le choix de la méthode doit dépendre du système de lutte utilisé et du niveau de prolificité souhaité par l’éleveur. Les avantages découlant de l’utilisation de la technique associant un progestagène à PMSG sont présentés. Cette technique permet avec succès la mise en place de l’insémination artificielle, mais une réduction de la variabilité du moment d’ovulation doit être recherchée. Afin d’éliminer les problèmes liés aux difficultés de passage des spermatozoïdes à travers le cervix, l’insémination utérine sous contrôle cœlioscopique est proposée, surtout lorsque de la semence congelée est utilisée. L’induction d’ovulations fertiles pendant l’anoestrus saisonnier peut également être obtenue en utilisant "l’effet bélier" associé à un traitement progestagène et/ou à des manipulations de la photopériode ou de la mélatonine. Le taux de prolificité peut être augmenté par injection de gonadotropines (PMSG ou pFSH) ou immunisation contre les stéroïdes. L’immunisation active contre l’androsténedione permet d’obtenir entre 18 et 40 % d’agneaux nés en plus chez les brebis traitées de différents génotypes et dans différents systèmes de conduite des troupeaux. Chez la brebis Charmoise immunisée pendant 4 années successives à l’automne, un gain moyen de 0,31 agneau sevré a été obtenu. L’importance des pertes embryonnaires précoces, d’origine non génétique, peut être minimisée par l’apport de progestérone exogène ou la stimulation de la sécrétion endogène de progestérone par les gonadotropines. L’estimation du nombre de foetus effectuée en milieu de gestation par échographie permet d’adapter les rations des mères à leurs besoins et de réduire la mortalité périnatale des agneaux.
 

Auteurs


Y. COGNIÉ

cognie@inra.fr

Affiliation : INRA Nouzilly, Station de Physiologie de la Reproduction, 37380 Monnaie

Pays : France

Pièces jointes

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