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L’élevage ovin Montmorillonnais partagé entre l’intensification et une voie plus extensive. Observations pour un débat

Résumé

Soumis à une forte concurrence de la part de la Grande-Bretagne et de l’Irlande, l’élevage ovin français connaît des conditions difficiles, marquées par une hausse continue des importations et une baisse des prix payés aux éleveurs (- 40 % entre 1980 et 1990). Les systèmes ovins les plus intensifs, très consommateurs d’intrants, peuvent être remis en cause, mais peuvent-ils être remplacés, et dans quelles conditions, par des systèmes moins intensifs ? L’étude concerne des exploitations ovines du Montmorillonnais (Vienne, France) ayant des effectifs relativement importants dans les conditions françaises (300 brebis et 430 agneaux par travailleur). Sept systèmes de production différents ont pu être identifiés. Deux situations stabilisées correspondant à des options d’intensification nettement différentes sont comparées. Les « Intensifs Réussis » pratiquent un système permettant de produire à la fois des cultures de vente et des ovins, grâce à un chargement des surfaces fourragères élevé (1,5 UGB/ha) et l’engraissement des 2/3 des agneaux en bergerie, l’ensemble entraînant une forte consommation d’engrais (110 unités de N + P + K/ha) et de concentrés (190 kg/brebis). Les « Herbagers Autonomes » ont opté pour un système davantage basé sur l’herbe (les 3/4 des agneaux sont mis à l’herbe) avec un chargement plus faible (1 UGB/ha) et une plus faible consommation d’intrants (58 NPK/ha et 107 kg de concentré/brebis) ; mais presque toute la surface est consacrée aux ovins et la production d’agneaux est légèrement plus importante (430 contre 410 par travailleur), avec moins de charges et moins de capital. Les résultats économiques obtenus sont équivalents en 1989 - 1990. Mais les élevages spécialisés moins intensifs, à condition d’être aussi bien gérés que les exploitations intensives, semblent mieux placés face aux aléas. Notamment le nombre d’agneaux produits par brebis doit être maintenu pour permettre l’obtention d’une marge supérieure grâce à la réduction des charges.

Auteurs


M. BENOIT

marc.benoit@inra.fr

Affiliation : INRA Laboratoire d’Economie de l’Elevage, Theix - 63122 Sain t-Genès-Champanelle

Pays : France

Biographie : Soumis à une forte concurrence de la part de la Grande-Bretagne et de l’Irlande, l’élevage ovin français connaît des conditions difficiles, marquées par une hausse continue des importations et une baisse des prix payés aux éleveurs (- 40 % entre 1980 et 1990). Les systèmes ovins les plus intensifs, très consommateurs d’intrants, peuvent être remis en cause, mais peuvent-ils être remplacés, et dans quelles conditions, par des systèmes moins intensifs ? L’étude concerne des exploitations ovines du Montmorillonnais (Vienne, France) ayant des effectifs relativement importants dans les conditions françaises (300 brebis et 430 agneaux par travailleur). Sept systèmes de production différents ont pu être identifiés. Deux situations stabilisées correspondant à des options d’intensification nettement différentes sont comparées. Les « Intensifs Réussis » pratiquent un système permettant de produire à la fois des cultures de vente et des ovins, grâce à un chargement des surfaces fourragères élevé (1,5 UGB/ha) et l’engraissement des 2/3 des agneaux en bergerie, l’ensemble entraînant une forte consommation d’engrais (110 unités de N + P + K/ha) et de concentrés (190 kg/brebis). Les « Herbagers Autonomes » ont opté pour un système davantage basé sur l’herbe (les 3/4 des agneaux sont mis à l’herbe) avec un chargement plus faible (1 UGB/ha) et une plus faible consommation d’intrants (58 NPK/ha et 107 kg de concentré/brebis) ; mais presque toute la surface est consacrée aux ovins et la production d’agneaux est légèrement plus importante (430 contre 410 par travailleur), avec moins de charges et moins de capital. Les résultats économiques obtenus sont équivalents en 1989 - 1990. Mais les élevages spécialisés moins intensifs, à condition d’être aussi bien gérés que les exploitations intensives, semblent mieux placés face aux aléas. Notamment le nombre d’agneaux produits par brebis doit être maintenu pour permettre l’obtention d’une marge supérieure grâce à la réduction des charges.


G. LAIGNEL

Affiliation : INRA Laboratoire d’Economie de l’Elevage, Theix - 63122 Sain t-Genès-Champanelle

Pays : France


G. LIÉNARD

Affiliation : INRA Laboratoire d’Economie de l’Elevage, Theix - 63122 Sain t-Genès-Champanelle

Pays : France

Pièces jointes

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