Utilisation de luzerne déshydratée de haute qualité dans les rations des vaches laitières
Résumé
Les effets de la luzerne déshydratée de qualité en substitution partielle de l’ensilage de maïs ont été étudiés chez des vaches après le pic de lactation (35 kg de lait à la mise en lot) en comparant à un témoin sans luzerne trois régimes (essai 1) correspondant à l’apport de 2,5 (2,5L) ou de 5,0 kg (5,0L) de luzerne brins longs ou de 5 kg d’une même luzerne (19 % MAT, 0,74 UFL/kg MS) en pellets et préalablement broyée (forme condensée : 5,0C). Les traitements témoin et 2,5L ont été repris dans un second essai avec une luzerne plus riche en énergie (23,8 % MAT, 0,88 UFL/kg MS). L’ensilage de maïs était distribué à volonté et les régimes étaient iso-énergétiques et iso-azotés (PDI). Le traitement 2,5L a permis d’augmenter la production de lait, légèrement dans le premier essai (+0,6 kg/j), plus nettement dans le second (+1,0 kg/j), de faire baisser le taux butyreux (-1,5 et -1,8 g/kg pour les essais 1 et 2) sans affecter le taux protéique. Les quantités ingérées totales ont été plus élevées (+0,7 kg et +0,9 kg pour les essais 1 et 2) ce qui a permis d’accroître les apports énergétiques malgré une valeur énergétique un peu plus faible de la luzerne comparée à l’ensilage (0,95 UFL/kg MS). Le régime 5,0L a entraîné une diminution sensible du taux protéique (-0,6 g/kg) par rapport au témoin sans modifier l’ingestion ou la production. A même niveau d’apport, la forme de présentation n’a pas eu d’effet sur la production mais les quantités ingérées ont été plus élevées avec la luzerne condensée. L’utilisation de quantités modérées de luzerne déshydratée de très bonne qualité permet de moduler la composition du lait dans le sens souhaité pour produire plus de protéines sans augmenter la quantité de matières grasses.
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