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Parasitisme digestif des petits ruminants dans les Antilles françaises

Résumé

Les parasitoses digestives, pathologie majeure des petits ruminants de la zone Caraïbe, sont dues essentiellement à une espèce de Nématode "Haemonchus contortus" et, dans une moindre mesure, à une espèce de Cestode, "Moniezia" sp., et un ensemble de protozoaires du genre "Eimeria". Des études en station expérimentale et en fermes ont permis de définir les dynamiques des larves infestantes d’Haemonchus contortus et de "Trichostrongylus colubriformis" sur le pâturage. Les risques d’infestation parasitaire ont été ensuite quantifiés par des modélisations et des simulations selon la saison, l’irrigation, la biomasse herbacée sur le pâturage et le mode de gestion du pâturage.


En Guadeloupe, la diversité faunistique des populations vermineuses est faible : 10 espèces. Les prévalences d’Haemonchus sp. et "Trichostrongylus" spp. varient entre 80 et 100 %. Les incidences dépassent très fréquemment 60 % par mois pour ces genres. Les facteurs relatifs à l’eau (irrigation, régions sèches ou humides) ou à la réceptivité des hôtes (âge par exemple) sont les principales sources de variation du risque d’infestation parasitaire par les strongles digestifs. Plus des trois quarts de la mortalité avant le sevrage (soit 40 %) sont liés pour tout ou partie aux strongles gastro-intestinaux. L’utilisation fréquente des anthelminthiques a induit l’apparition de résistances d’Haemonchus contortus aux benzimidazoles dans toute la Guadeloupe et la Martinique. Les études en fermes ont confirmé que les strongyloses gastro-intestinales sont la pathologie dominante des petits ruminants des petites Antilles.


Les recherches pour améliorer les techniques d’élevage au pâturage menées à l’Unité de Recherches Zootechniques de l’INRA (rotation, pâturage mixte avec les bovins) tiennent compte des répercussions des strongyloses sur les productions. Des études sont menées sur la résistance génétique aux strongles digestifs chez les caprins Créoles et l’intérêt de complémentations alimentaires dans des plans de lutte intégrée contre ces parasitoses.

Auteurs


G. AUMONT

gilles.aumont@inra.fr

Affiliation : INRA Unité de Recherches Zootechniques Antilles-Guyane, BP 515, 97165 Pointe-à-Pitre Cedex, Guadeloupe

Pays : Guadeloupe


R. POUILLOT

Affiliation : INRA Unité de Recherches Zootechniques Antilles-Guyane, BP 515, 97165 Pointe-à-Pitre Cedex, Guadeloupe

Pays : Guadeloupe


R. SIMON

Affiliation : INRA Unité de Recherches Zootechniques Antilles-Guyane, BP 515, 97165 Pointe-à-Pitre Cedex, Guadeloupe

Pays : Guadeloupe


G. HOSTACHE

Affiliation : INRA Unité de Recherches Zootechniques Antilles-Guyane, BP 515, 97165 Pointe-à-Pitre Cedex, Guadeloupe

Pays : Guadeloupe


H. VARO

Affiliation : INRA Unité de Recherches Zootechniques Antilles-Guyane, BP 515, 97165 Pointe-à-Pitre Cedex

Pays : France


N. BARRÉ

Affiliation : CIRAD-EMVT, BP 515, 97165 Pointe-à-Pitre Cedex, Guadeloupe (FWI)

Pays : Guadeloupe

Pièces jointes

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