Références

Résumé

Différents points d’impact des mesures de suspension des farines et graisses animales ont été identifiés. En matière de technologie des aliments, les répercussions prévisibles sont liées au retrait des graisses animales avec un risque de plus grande friabilité des granulés et des difficultés d’incorporation de quantités importantes de graisses. Au plan nutritionnel, s’il existe des solutions techniques pour remplacer les farines et les graisses animales, on peut cependant prévoir des difficultés d’utilisation de certaines matières premières (tourteau de soja à taux plus élevés, huile de palme, huiles de récupération…), des perturbations de la consommation d’aliments, voire des baisses de performances (volailles surtout) et une surexcrétion d’eau (dinde, poule pondeuse) avec ses conséquences sanitaires. L’impact sur la qualité des produits animaux provient essentiellement du remplacement des graisses animales par des matières grasses d’origine végétale le plus souvent insaturées qui peut se traduire par des défauts de présentation des carcasses et une moins bonne conservation des produits animaux plus sensibles à l’oxydation. Concernant la sécurité alimentaire pour le consommateur, on peut s’attendre à un accroissement des risques potentiels d’ordre chimique (contaminants, mycotoxines et autres substances toxiques produites par les plantes) et biologique (bactéries pathogènes) associés à l’importation de matières premières de provenances multiples, souvent mal contrôlées et dépourvues de traçabilité. Certains de ces risques sont cependant encadrés par des réglementations spécifiques de l’Union Européenne. On peut s’attendre également à des difficultés de traçabilité pour les filières fonctionnant avec des signes officiels de qualité ou des certifications, en regard de l’importation de matières premières standard et OGM non différenciées. En revanche, il n’y a pas de risques identifiés associés aux plantes OGM ayant à ce jour reçu une autorisation de commercialisation. Enfin en matière d’environnement, il faut prévoir un arrêt du recyclage (phosphates " cachés " des farines de viande et d’os) et des prélèvements accrus sur des ressources non renouvelables (phosphates minéraux), ainsi que des risques de rejets plus importants de phosphore (biodisponibilité plus faible du phosphore végétal) et d’éléments traces métalliques (absents des farines animales) provenant des phosphates minéraux.

Auteurs


J.M. PEREZ

Affiliation : INRA Département Elevage et Nutrition des Animaux, BP 27, 31326 Castanet-Tolosan cedex
Pays : France

jean.marc.perez@inra.fr

G. BORIES

Affiliation : INRA Laboratoire de Recherches sur les Xénobiotiques,180 chemin de Tournefeuille, BP 3, 31931 Toulouse cedex 9
Pays : France


A. AUMAITRE

Affiliation : INRA Unité Mixte de Recherches sur le Veau et le Porc, 35590 Saint-Gilles
Pays : France


B. BARRIER-GUILLOT

Affiliation : ITCF, Station expérimentale, 91720 Boigneville
Pays : France


A. DELAVEAU

Affiliation : Institut de l’Elevage, 149 rue de Bercy, 75595 Paris cedex 12
Pays : France


L. GUEGUEN

Affiliation : INRA Laboratoire de Nutrition et Sécurité Alimentaire, 78352 Jouy-en-Josas cedex
Pays : France


M. LARBIER

Affiliation : INRA Station de Recherches Avicoles, BP 1, 37380 Nouzilly
Pays : France


D. SAUVANT

Affiliation : INA PG Département des Sciences Animales, 16 rue Claude Bernard, 75231 Paris cedex 05
Pays : France

Pièces jointes

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