Résumé

Le maintien d’une bonne santé est un problème majeur en élevage biologique ovin (5 à 30 % des coûts d’élevage). L’infestation par les parasites est une des composantes principales du maintien de la santé. L’identification des parasites est le premier pas dans la démarche de construction d’un programme de contrôle parasitaire. Les outils de diagnostic sont disponibles, mais ne sont pas beaucoup utilisés, bien qu’ils soient un élément essentiel de la maîtrise. Un diagnostic permet de choisir l’antiparasitaire de synthèse le plus opportun, ou aussi d’orienter sans trop de risque vers des choix phytothérapiques ou homéopathiques. Le choix des animaux qui recevront avec profit ces traitements, ou qui devraient être suivis particulièrement en tant que source principale de contamination des pâtures, est important. Le FAMACHA© (un indicateur d’anémie) et l’index de diarrhée sont des instruments disponibles pour les éleveurs. L’efficacité du FAMACHA© repose sur la présence d’Haemonchus et est donc d’un intérêt limité en région tempérée, bien que cet indicateur puisse être très utile en été-début d’automne pour les sites avec Haemonchus. L’indice de diarrhée semble prometteur mais nécessite des approfondissements. La difficulté principale est de construire un contrôle intégré du parasitisme chez les ovins. Celui-ci dépendra fortement de l’organisation de la ferme, de la faune parasitaire et du type d’animal au pâturage. La gestion du parasitisme est donc différente d’une ferme à l’autre, et les règles de décision devraient être proposées aux éleveurs ovins.

Auteurs


J. CABARET

Affiliation : INRA, BASE, F-37380 Nouzilly
Pays : France

cabaret@inra.fr

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