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Le contrôle de l’acidose ruminale latente

Résumé

Le principal critère d’évaluation de l’acidose du rumen est le pH moyen mesuré pendant plusieurs heures après le repas. D’autres critères ont été proposés, cependant ils restent très corrélés au précédent et ne fournissent pas d’information plus pertinente.


Différentes mesures peuvent être effectuées sur les aliments, ou les régimes alimentaires, pour évaluer le risque d’acidose ruminale. Au niveau des aliments, il est ainsi possible de mesurer leur pouvoir tampon propre, leur fermentescibilité in vitro, ou la chute de pH induite, et la dégradabilité à court terme (4h) in sacco de leur MS. D’autres critères peuvent être utilisés, il s’agit en particulier de la teneur en amidon dégradable pour les matières premières amylacées. Enfin, le bilan cation-anion peut aussi être évalué au niveau des aliments et être utilisé pour évaluer une facette du pouvoir acidogène des aliments. Au niveau des régimes, la fibrosité représente un facteur essentiel de risque d’acidose ; il y a en fait deux composantes de fibrosité, la fibrosité chimique, quantifiée par la teneur en NDF (NDF/MS > 35 %), la fibrosité physique évaluée par la taille moyenne des particules (TP > 4 mm), ou la proportion de MS retenue à un tamis de 2 mm (P2 > 40 %). Il est possible de chercher à combiner ces deux types de critères. Les critères de fibrosité sont très importants dans la mesure où ils déterminent l’activité masticatoire et, de ce fait, le recyclage des tampons ainsi que le flux liquidien ruminal, critères plus déterminants de l’acidose que ceux qui prédisent la production des AGV. D’autres aspects interviennent de façon non négligeable dans le risque d’acidose, il s’agit en particulier du niveau d’ingestion ainsi que du rôle de certaines populations microbiennes du rumen telles que les protozoaires. Outre les facteurs relatifs aux aliments et aux rations, il est possible d’envisager des supplémentations de substances préventives, c’est en particulier le cas des substances tampons et de certaines substances probiotiques.


L’ensemble des équations et recommandations proposées permettent de tenir compte de différents critères pour prévenir le risque d’acidose latente.

Auteurs


D. SAUVANT

daniel.sauvant@inapg.fr

Affiliation : INRA, INA Paris-Grignon, UMR Physiologie de la Nutrition et Alimentation, 16 rue Claude Bernard, F-75231 Paris cedex 05

Pays : France


S. GIGER-REVERDIN

Affiliation : INRA, INA Paris-Grignon, UMR Physiologie de la Nutrition et Alimentation, 16 rue Claude Bernard, F-75231 Paris cedex 05

Pays : France


F. MESCHY

Affiliation : INRA, INA Paris-Grignon, UMR Physiologie de la Nutrition et Alimentation, 16 rue Claude Bernard, F-75231 Paris cedex 05

Pays : France

Pièces jointes

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