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Expérimentation animale : biologie, éthique, réglementation

Résumé

L’expérimentation sur des animaux, êtres vivants sensibles, reçoit souvent des critiques car elle peut entraîner des souffrances qui, aux yeux de certains, sont injustifiées. Cet article a pour objectif d’apporter des éléments de biologie, d’éthique et de réglementation à la réflexion sur la légitimité de l’expérimentation animale. Les réactions de stress et les symptômes de la douleur sont décrits. Etant donné que ces réactions peuvent avoir des conséquences sur le fonctionnement de l’organisme, il apparaît nécessaire de limiter le stress lors des expériences (à moins que cela soit le sujet d’étude). La réflexion éthique renvoie à ce qu’il est recevable ou non de faire. Bien que le statut de l’animal ait évolué de celui d’objet au service de l’Homme vers celui d’être sensible motivé pour vivre, les philosophes accordent généralement une place à l’expérimentation animale, arguant d’une certaine différence entre l’Homme et l’animal. De leur côté, certains biologistes proposent des règles de conduites (3 R : remplacement, réduction, raffinement) ou des modes d’évaluation de la recherche permettant de peser d’une part l’intérêt d’une expérimentation et d’autre part les contraintes imposées aux animaux. La réglementation française en matière d’expérimentation animale repose sur l’autorisation des chercheurs. Dans d’autres pays, les projets d’expérimentation doivent faire l’objet d’une autorisation après évaluation par un comité composé à la fois de chercheurs et de personnes n’expérimentant pas sur animaux.

Auteurs


I. VEISSIER

isabelle.veissier@inra.fr

Affiliation : INRA Unité de recherches sur les herbivores, Theix, 63122 Saint-Genès Champanelle

Pays : France

Pièces jointes

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