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La génétique du lapin, producteur de viande

Résumé

La production cunicole française est chaque année d’environ 150 000 tonnes, ce qui représente 4,4 % de la valeur des productions animales. Cet article présente l’évolution récente des connaissances de la génétique du lapin, producteur de viande. Les effets génétiques indirects (maternels et grand-maternels) ont une influence importante sur les caractères de reproduction et de croissance. Les héritabilités et les corrélations génétiques entre les principaux caractères de production sont assez bien connues. Ces valeurs ont été confirmées par plusieurs expériences de sélection. Il existe chez le lapin plusieurs dizaines de races. Le format adulte de ces races varie entre 1 et 6 kg. Les éleveurs rationnels utilisent des animaux croisés issus de souche de format moyen (3,5 à 4 kg). Les souches qui donnent le père des lapereaux de boucherie sont sélectionnées sur leurs qualités bouchères (vitesse de croissance post-sevrage, rendement à l’abattage, indice de consommation,...). Les souches qui donnent la mère des lapereaux de boucherie sont sélectionnées sur leurs aptitudes maternelles (taille de la portée, production laitière,...). La diffusion de ces souches est effectuée par plusieurs schémas pyramidaux qui se composent d’un étage de sélection et d’un ou de plusieurs étages de multiplication. Ces dernières années l’amélioration de la qualité sanitaire des animaux produits a fait l’objet d’un effort particulier. Le génome du lapin est assez bien connu. Avant d’être une espèce de production, le lapin était et demeure un espèce de laboratoire ; 66 gènes marqueurs ont été décrits et 37 d’entre eux ont été localisés sur un chromosome.

Auteurs


H. DE ROCHAMBEAU

Affiliation : INRA Station d’Amélioration génétique des Animaux, B.P. 27 - 31326 Castanet-Tolosan Cedex
Pays : France

derochambeau@inra.fr

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