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Influence de la reproduction désaisonnée des caprins sur les résultats techniques et économiques des élevages

Résumé

La reproduction des caprins est marquée, sous nos latitudes, par une forte saisonnalité. Afin de satisfaire aux besoins des transformateurs de lait, les éleveurs cherchent à anticiper la période de mise bas des chèvres. Ils utilisent principalement pour cela les traitements de synchronisation hormonale de l’oestrus. L’article analyse les conséquences techniques et économiques du désaisonnement des caprins sur une longue période (1989 à 1992).


La production laitière annuelle moyenne par chèvre n’est pas modifiée par le désaisonnement, alors que s’accroissent le taux protéique moyen (de + 0,7 à 1 g/l) et la proportion de lait produit en hiver (jusqu’à + 20 % pour les troupeaux mettant bas en novembre). Les élevages pratiquant régulièrement le désaisonnement n’obtiennent pas de meilleures performances que ceux ayant maintenu des mise bas tardives, en raison des perturbations provoquées par le programme de désaisonnement. Leur progression sur quatre ans s’avère même inférieure.


Le désaisonnement limite le groupage des mise bas : l’étalement moyen des parturitions s’est accru de 40 jours (+ 41 %) entre 1989 et 1992, atteignant en moyenne 4,5 mois. En conséquence, les renouvellements des troupeaux sont hétérogènes, entraînant des difficultés dans la conduite d’élevage et la mise en reproduction des chevrettes.


En revanche, les élevages qui maîtrisent correctement le désaisonnement et l’élevage des chevrettes de renouvellement sont les plus performants (en 1992 : + 120 l de lait (+ 17 %) et + 326 F de marge brute par chèvre (+ 28 %). L’observation des chevrettes d’élevage est donc un bon critère d’appréciation de la technicité de l’élevage.

Auteurs


S. OUIN

ouin@btpl.fr

Affiliation : BTPL, "Bonnillet", BP 30, 86361 Chasseneuil du Poitou

Pays : France

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