Références

Résumé

La taille des particules alimentaires joue un rôle très spécifique dans le fonctionnement de la caecotrophie du lapin. Ainsi les particules fines (moins de 0,1 mm) tendent à être refoulées vers le cæcum lors de la fabrication des crottes dures, tandis que les particules grossières (plus de 0,3 mm) sont incorporées préférentiellement dans ces mêmes crottes dures. La mise au point d’une méthode de mesure de la taille des particules contenues dans les aliments granulés a permis de démontrer le broyage important effectué par la presse à granuler, ce qui limite fortement l’interprétation de toute mesure de granulométrie faite avant granulation sur un aliment encore en farine. En outre, les particules intervenant principalement dans le fonctionnement des parties postérieures du tube digestif (cæcum, côlon), l’intérêt de la connaissance de la répartition des tailles de particules dans l’aliment reste limité, puisqu’une partie de ces particules sera digérée avant d’atteindre la deuxième moitié du tube digestif. Les travaux de recherche ont donc porté principalement sur les effets du broyage plus ou moins fin d’un même aliment. Ainsi, un broyage fin des matières premières modifie l’activité motrice du tube digestif, en particulier en augmentant le temps de séjour dans le cæcum. Une amélioration significative de la digestibilité des aliments par un broyage très fin (grille de 0,25 mm) a pu être démontrée (+7 points de digestibilité de la MO). Par contre, avec les types de mouture réalisables avec les broyeurs classiquement disponibles dans les usines de fabrication des aliments du bétail, la digestibilité n’est pas modifiée, ou seulement de manière insignifiante. Comparativement à un aliment broyé avec une grille grossière (orifices de 7 à 10 mm), un aliment finement broyé (orifices de 2 à 3 mm) sera consommé en quantité éventuellement un peu plus faible, mais sans modification de la vitesse de croissance. En revanche, le risque de troubles digestifs mortels (diarrhées) sera légèrement accru. En conclusion, si des effets physiologiques nets liés à la répartition des tailles de particules alimentaires peuvent être démontrés, les effets zootechniques attendus chez les lapins en production sont beaucoup plus frustes.

Auteurs


F. LEBAS

Affiliation : INRA Station de Recherches Cunicoles , BP 27, 31326 Castanet-Tolosan Cedex
Pays : France

lebas@inra.fr

Pièces jointes

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