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Les croisements franco-américains chez le trotteur : une expérience réussie ?

Résumé

Les 3/4 des Trotteurs Français nés en 2003 ont des gènes étrangers issus des croisements réalisés avec le Standardbred américain depuis 1978. La part de gènes américains de ces chevaux est de 16 %, ce qui donne une proportion de 12 % de gènes américains pour l’ensemble de la population Trotteur Français. La diffusion des gènes américains s’est réalisée principalement par le 1/2 américain Florestan et ses produits (33 %). L’apport du pur américain Workaholic (et ses produits) ne représente que 17 %. C’est une introduction très différente de la holsteinisation de la race bovine Pie Noire car il n’y a pas de retour actuellement sur la race parentale étrangère et le taux de gènes étrangers ne s’est maintenu que par l’utilisation préférentielle des étalons porteurs de gènes étrangers par rapport aux purs français (31 produits annuels contre 13). Maintenant que l’introduction est achevée, le taux de gènes étrangers est stabilisé et généralisé, il perdure par accouplement des animaux croisés. Cette large diffusion contraste avec le faible nombre de fondateurs américains : 13 ancêtres suffisent à expliquer 99 % des gènes américains dans les Trotteurs Français ! L’influence du taux de gènes étrangers sur la performance (indice standardisé à un écart type de 20) est favorable et linéaire. Elle est plus importante sur le gain par départ à l’âge de 3 ans (2,2 points à 3 ans pour 10 % de gènes étrangers) qu’à 5 ans sur le gain total cumulé de la carrière (1,4 points) mais n’explique que 2 % de la variabilité.

Auteurs


A. RICARD

Affiliation : INRA Station de Génétique Quantitative et Appliquée, 78352 Jouy-en-Josas Cedex

Pays : France

Pièces jointes

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