Résumé

Cette étude porte sur 1663 échantillons de lait produits par des vaches des deux races élevées simultanément dans 30 fermes, au cours de deux périodes (printemps- hiver 1985), réparties dans trois zones de Normandie (Cotentin, Bocage, Caux). Le temps de raffermissement et la fermeté du caillé sont très liés entre eux et leurs relations avec les autres variables sont très voisines : ils dépendent principalement des taux de protéines, de calcium, de matières grasses, de lactose et du diamètre des micelles de caséine. Ils se démarquent nettement du temps de floculation qui dépend relativement moins des taux protéiques et butyreux et plus des taux de lactose et de cellules. La comparaison des deux races fait apparaître de grandes différences pour la plupart des variables, la race Normande produisant moins de lait que la Pie-Noire (- 4 kg/j), mais ayant des taux protéiques (+ 2 à + 2,5 ‰), butyreux (+ 2 à + 3 ‰) et calciques (+ 0,1 ‰) nettement plus élevés, des micelles de caséine plus petites et des tests technologiques très supérieurs (différence relative de - 26 % pour le temps de floculation, - 72 % pour le temps de raffermissement, + 20 % pour la fermeté du caillé). L’effet période (incluant les effets saison et alimentation et, dans une moindre mesure, l’effet stade de lactation) a une grande importance, avec des laits hivernaux plus pauvres en matières azotées et minérales et très largement dépréciés par rapport aux laits de printemps pour les tests technologiques. Les deux races et les deux périodes sont mieux discriminées par les tests technologiques que par les divers taux montrant des effets propres race et période sur l’aptitude fromagère des laits et suggérant que des variables laitières, non prises en compte dans la présente étude (nature des caséines, forme des minéraux, pH...), interviennent dans le déterminisme des propriétés technologiques. La comparaison entre zones révèle peu d’effets significatifs pour les taux (teneur en matières utiles inférieure pour le Caux) et aucun effet pour les tests technologiques  ; la variabilité de conduite entre élevages est plus grande que celle entre zones.

Auteurs


J. FROC

Affiliation : INRA SAD, Le Robillard, 14170 Saint-Pierre-sur-Dives
Pays : France

froc@inra.fr

J. GILIBERT

Affiliation : INRA SAD, Le Robillard, 14170 Saint-Pierre-sur-Dives
Pays : France


T. DALIPHAR

Affiliation : COUAL - Craménil 61220 Briouze
Pays : France


P. DURAND

Affiliation : Université de Rennes, Institut de Gestion, 2, rue George-Sand - 35000 Rennes
Pays : France

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