Références

Résumé

L’élevage du lapin de chair s’est organisé au début des années 60 pour combler la chute de la production traditionnelle. Caractérisé par son comportement de caecotrophie, le lapin est un des meilleurs transformateurs d’aliments grossiers, fixant sous forme de viande comestible 20 % des protéines ingérées. Les types génétiques utilisés pèsent environ 4 kg à l’âge adulte. Les animaux abattus vers 2,3 kg ont un rendement moyen de 60 %. Femelle à ovulation provoquée par l’accouplement (ou stimulation hormonale), la lapine produit 7 à 10 portées de 7 à 8 lapereaux par an dans les systèmes actuels. Les carrières des reproductrices sont généralement beaucoup plus courtes, nécessitant un renouvellement annuel moyen de 150 %. La saillie naturelle est la règle générale, même si quelques élevages utilisent l’insémination artificielle qui suscite un intérêt croissant. L’amélioration génétique pour la production de viande a démarré dès 1960, dans le cadre d’études menées à l’INRA sur plusieurs populations de race pure et leurs croisements. Ces travaux ont permis la mise en place du Schéma National d’Amélioration Génétique du lapin de chair, confiant à l’INRA la sélection des souches femelles pour produire une femelle croisée et à la profession, aidée par l’INRA, la sélection des mâles de croisement terminal destinés à être accouplés à ces femelles. Au jourd’hui, la sélection des femelles associe à l’INRA plusieurs sélectionneurs dans le cadre d’un schéma de "démultiplication", chacun d’entre eux entretenant également des souches de mâles sélectionnés indépendamment. La profession s’est dotée de règles régissant contractuellement, les rapports sélectionneurs - utilisateurs.

Auteurs


A. ROUSTAN

Affiliation : INRA Station d’Amélioration Génétique des Animaux BP 27 31326 Castanet-Tolosan Cedex
Pays : France

roustan@inra.fr

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