Résumé

Quantitativement, dans l’alimentation des poissons, le phosphore est l’élément minéral le plus important. Les données actuelles montrent que, chez les différentes espèces de téléostéens et de crustacés, le besoin en phosphore disponible se situe entre 0,4 et 0,9 % de l’aliment. La disponibilité du phosphore issu de différents ingrédients varie beaucoup entre espèces. Une fois le besoin couvert, l’excès de phosphore semble s’éliminer par voie urinaire. Nos connaissances sur le flux de phosphore chez les poissons sont cependant assez limitées. Il y a lieu aussi d’acquérir des données sur le rôle du phosphore d’origine alimentaire dans la régulation de l’état dynamique des structures osseuses et dans la prévention des déformations squelettiques. Du point de vue du maintien de la qualité du milieu, l’excès de phosphore se traduit souvent par une eutrophisation accrue des milieux aquatiques récepteurs. Même si l’impact environnemental de l’aquaculture demeure faible en termes de phosphore comparé aux autres activités humaines et qu’une forte teneur en phosphates ne soit pas nuisible aux poissons, il y a lieu d’éviter un apport en excès et d’assurer la meilleure utilisation des apports. Compte tenu du développement de l’aquaculture, de la diversité des espèces rencontrées et des enjeux liés à la diminution de la farine de poissons dans leur alimentation, l’étude du besoin nutritionnel en P et sa disponibilité retiennent une attention particulière des nutritionnistes.

Auteurs


S.J. KAUSHIK

Affiliation : UMR, NUAGe (Nutrition Aquaculture et Génomique), Station d’Hydrobiologie, F-64310 St-Pée-sur-Nivelle
Pays : France

kaushik@inra.fr

Pièces jointes

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