Références

Résumé

L’un des facteurs limitants identifiés dans les années 1950 était le potentiel laitier insuffisant des races de brebis traites en France, qui a initié la collaboration entre profession et recherche qui perdure depuis. Après une phase initiale où les deux stratégies génétiques possibles, croisement ou race pure, ont été explorées, la profession a fait le choix dans les années 1970 de la sélection de chaque race locale dans son terroir de production avec son fromage d’Appélation d’Origine Protégée. La réussite de la sélection des cinq races locales concernées est le fruit d’une démarche raisonnée et optimisée dans l’espace (gestion pyramidale) et dans le temps (la quantité de lait, puis les aptitudes fromagères du lait, puis les caractères fonctionnels de la sphère mammaire), et de la mise en oeuvre d’objectifs de sélection cumulatifs à l’échelle de chacune des populations concernées. Cette démarche est validée par des va-et-vient permanents entre élevages privés et expérimentaux, ou des expérimentations dans les élevages privés : elle a permis de proposer des solutions inédites comme le contrôle laitier qualitatif ponctuel pour les taux butyreux et protéiques, puis pour les comptages de cellules somatiques, tout en permettant de comprendre l’originalité de milieux de sélection induits par le pilotage global au troupeau, susceptible de favoriser des réponses génétiques indirectes durables (capacité d’ingestion, vitesse de traite et aptitude à la monotraite des brebis) bien exploitées par les éleveurs. Cette démarche balisée n’interdit pas de sortir du cadre quand il s’agit de répondre à un objectif stratégique et imprévu, comme la résistance à la tremblante dans les années 1990. La diversification pour chacune des cinq races locales de nouveaux objectifs de sélection (aptitude à la monotraite quotidienne, longévité fonctionnelle, persistance laitière, résistance aux strongles gastrointestinaux) est susceptible d’intervenir avec le démarrage depuis 2015 de la sélection génomique des brebis laitières françaises.

Auteurs


F. BARILLET

Affiliation : GenPhySE, Université de Toulouse, INRA, INPT, INPT-ENV, 31320, Castanet-Tolosan, France
Pays : France

f.barillet@gmail.com

G. LAGRIFFOUL

Affiliation : Institut de l’Elevage, CNBL, 31321, Castanet-Tolosan, France
Pays : France


P.G. MARNET

Affiliation : PEGASE, Agrocampus Ouest, INRA, 35590, Saint-Gilles, France
Pays : France


H. LARROQUE

Affiliation : GenPhySE, Université de Toulouse, INRA, INPT, INPT-ENV, 31320, Castanet-Tolosan, France
Pays : France


R. RUPP

Affiliation : GenPhySE, Université de Toulouse, INRA, INPT, INPT-ENV, 31320, Castanet-Tolosan, France
Pays : France


D. PORTES

Affiliation : Domaine de La Fage, INRA, 12250, Saint-Jean et Saint-Paul, France
Pays : France


F. BOCQUIER

Affiliation : SELMET, INRA, CIRAD, Montpellier SupAgro, 34000, Montpellier, France
Pays : France


J.M. ASTRUC

Affiliation : Institut de l’Elevage, CNBL, 31321, Castanet-Tolosan, France
Pays : France

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